jeudi 18 septembre 2014

Roadtrip!

J'ai l'impression que ça va être compliqué de blogger pendant le road trip entre Darwin et Cairns parce que je ne pogne pas les internets, donc je vais le limiter à des posts de texte plein de fautes et d'auto-correct.  Au pire je mettrai des photos en revenant.

Donc dimanche le 14 Septembre, journée du départ pour Darwin et les territoires du nord (Northern Territories,NT).  Puisqu'on a un peu de temps avant le vol on décide d'aller manger un hamburger à Aratula, qui est une petite ville à l'ouest de Brisbane.  Selon Ève c'est un must.  Donc on part, et rendu à 30 minutes d'arriver Eve décide que c'est le temps de faire mon baptême de chauffer du mauvais bord.  L'endroit n'est pas trop passant donc ça ne devrait pas être trop difficile.  Il faut dire que ça faisait 2 jours que j'étudiais la patente et je commençais à comprendre comment ça marche.  C'est quand tu t'assois derrière le volant pour la première fois que tu te rends compte de la différence entre "penser savoir comment ça marche" et "savoir commet ça marche".  Contrairement à ce que je pensais, ce n'est pas le shifter dans la main gauche (oui le char est manuel) qui est le plus difficile, mais plutôt de trouver ses repaires de distance.  Et il faut regarder à droite avant d'embarquer sur la route.  Et il faut... Bref c'est très différent.

Arrivé au resto, on se commande le fameux hamburger "the works", et je n'ai aucune idée de ce que c'est.  C'est quand j'ai vu le monstre arriver... Pas certain que ça se qualifie dans la catégorie "hamburgers".  C'est un espèce de pain kaiser au sésame avec une boulette de bœuf assaisonnée, oignons, sauce bbq, bacon, un œuf, betteraves, ananas, fromage, tomate, salade.  Ben c'était malade!  Ils ont aussi de la "ginger beer", qui goûte un peu le Elzear mais sans l'acide à batterie.  Pour digérer tout ça, on est allé faire un tour de machine au "spicer's gap", ou on retrouve le "governor's chair".  C'est un sentier qui grimpe dans une montagne, avec une vue superbe sur la région.  semblerait que le gouverneur aimait bien s'y retrouver régulièrement, d'où le nom du spot.

Retour à la maison, on se prépare pour le vol vers Darwin.  Arrivé à l'aéroport, on se rends compte vite que la sécurité n'est pas la même pour les vols intérieurs: quelques spot checks, pas besoin d'enlever souliers ou ceinture, pas de trouble.  Arrivé dans l'avion, on s'est rendu compte assez rapidement que ce serait l'enfer.  À peu près la moitié du monde sont des étudiants qui ont clairement l'intention de faire le party jusqu'à ce que mort s'en suive.  J'avais la ferme intention de dormir alors j'ai mis du Pink Floyd dans le fond et malgré le fait que je les entendais encore crier et fesser partout, j'ai réussi à m'endormir.  Arrivé à Darwin, on a pris un taxi jusqu'au chic motel "Leprechaun", qui en français veut dire "ti-lutin lucky charm".  Dodo time parce qu'il est 1h du matin et on doit aller chercher le campervan à 8h.

A 5h30 du matin, je me fais réveiller par un bruit de pépine qui semble venir de la toilette tellement c'est proche.  Vu que c'est impossible de dormir, je me lève pour aller voir ce que c'est.  Ben caliss l'hôtel est collé sur une usine à cabanon et ils sont en train de couler des slabs de ciment!  Magique.  Donc on se lève, on part à pied pour chercher la van, un bon 20 minutes de marche, et tout ce que j'espère c'est qu'on ne se ramasse pas avec une estie de vidange tout pétée avec laquelle on va rester en rack dans le milieu de nowhere.  Ce qu'il faut comprendre c'est qu'on a décidé de ne pas payer trop cher pour la van, donc j'avais des doutes.  Mais comme d'habitudes ma blonde avait raison et on a eu un super beau campervan high top, bijou, jamais sorti l'hiver, faut voir.  Alors on est parti sur les chapeaux de roue visiter Darwin (pas trop longtemps), puis on s'est dirigé vers le parc national de Kakadu.

C'est difficile d'expliquer le paysage en Australie.  Le Outback, c'est comme nulle part ailleurs.  Un mélange de terres arides, sable rouge, des arbres mais assez distancés les uns des autres, des perroquets partout... C'est vraiment un bel endroit.  Notre site de caravan était à Cooinda, et c'était vraiment bien emménagé : deux piscines, resto, des cabines pour les plus riches, etc.  On s'est baigné le soir et c'était vraiment bien, jusqu'à ce que 2 estie de Français viennent cruiser des locales en faisant un concours de "qui tient son souffle le plus longtemps sous l'eau".  Super original.  Malheureusement ils ont survécu.  Anyway, nous on était tranquille sur notre site, personne autour, la belle paix.  On avait une activité de planifiée pour le lendemain matin à 6h30, donc on s'est couché de bonne heure et levé tôt.  Mais ça en valait la peine!  C'était une visite guidée sur la "yellow river" qui durait deux heures.  Ma blonde était très heureuse de pouvoir voir plein de nouvelles espèces d'oiseaux.  On a vu des crocodiles, des chevaux brumby, des buffles sauvages, et plein d'autres affaires dangereuses.  J'étais chanceux car Eve ma servi de guide privé pour les oiseaux, elle les spottait avant la guide du tour... 

Par la suite nous sommes partis vers Mataranka, au sud de Darwin. Je dois avouer que ça a été une agréable surprise, on ne s'attendait pas que ce soir aussi hot que ça.  On était au Homestead camping, et c'est un peu comme un petit resort au milieu de nulle part.  Il y a des "hot springs" (sources chaudes) qui sortent de la terre et qui forment des bassins dans lequel on peut se baigner.  Les sources sont situées dans un petit boisé tout juste à côté du site de campervan, donc on pouvait marcher de notre van jusque dans la forêt, pour se rendre aux sources et se baigner.  On y est allé la nuit tombé avec nos lampes frontales et c'était fou!  Il y avait des wallabies qui sautaient, des grosses grenouilles partout, des araignées qui réfléchissaient la lumière de notre spot, juste trop cool.  J'ai eu zéro peur.  Ok, peut-être un peu peur.  Mais j'avais ma blonde pour me protéger si jamais un "saltie" (crocodile qui peut attaquer un homme) me sautait dessus.  Non mais sérieusement, imaginez vous être dans le noir totale avec une lampe frontale, et d'entendre des bruits un peu partout .  Pis pas des p'tits bruits, genre des gros caliss de bruits de kangourous qui sautent partout.  Enfin je me dis que c'était des kangourous... 

Au Homestead, il y avait aussi un bar avec une super grande terrasse et un stage avec un chanteur local qui jouait du didjeridu.  Ça du didjeridu, c'est un espèce de long tube de bois dans lequel on souffle l'air et aspire l'air, semblerait que c'est ben tuff à jouer.  Mettons que pour se mettre dans l'ambiance, c'était réussi.

Le lendemain, on se dirige vers Cape Crawford et le chic Heartbreak Motel.  Cape Crawford, c'est à 300 km en ligne droite vers le centre du Outback.  Tu ne peux pas être plus dans le cul d'un ours que ça.  Mais avant d'arriver, on est passé par Larrimah, où on retrouve un pub adjacent à un zoo gratuit.  Évidemment on est arrêté pour voir ça, y'avait des oiseaux.  C'est weird de voir des perroquets en cage, dehors, avec des perroquets en liberté qui les agacent.  Mais bon ça nous a permis de voir des espèces difficiles à spotter dans la nature.  Il y avait un wallabie en liberté qui aimait bien se faire gratter, des ému, un gros salty, et plein de perroquets.  Le bar était assez fort merci, vous verrez par vous même sur la photo en temps et lieu.  On s'en va, direction Daly Waters pour arrêter luncher.  Ça, c'est une petite ville typique des Northern Territories (NT): deux rues qui se croisent avec d'un bord le resto-pub, de l'autre le poste de gaz abandonné.  On s'est gâté un drink, un énorme hamburger, et on est parti pour 300km de route au milieu de nowhere.  Mais c'est ça le bon côté de rouler ici, c'est le fun parce qu'il y a tellement de beaux paysages que le temps passe plus vite.  Il faut juste faire très attention et rester attentif pour ne pas frapper un kangourou, une vache, un ému... Et Dieu sait qu'il y en a en estie.  La route est majoritairement juste une voie, et on se tasse quand on rencontre quelqu'un.  Pas pire que d'aller au p'tit camp au Lac St-Jean, mais avec des kangourous.  En chemin, lors d'un arrêt à une aire de repos, on a vu un paquet de vaches qui se reposaient sous le toit de l'abri.  Elles avaient l'air maigre et il faisait chaud en estie, donc Eve "Ace Ventura " a décidé d'ouvrir la valve de la tank à eau qui en théorie sert à remplir le campervan.  On a créé une folie, les vaches on commencé à se pousser en fou pour boire l'eau.  L'affaire, c'est qu'on doit partir et les vaches ont pas trop l'air de vouloir arrêter de boire.  Après une couple de coco bunt de vache, on a réussi à fermer l'eau.  Ève à utilisé la technique qui consiste à faire "pshhhh pshhhh" en bougeant les bas comme une mêlée.  Même moi ça ma fait un peu peur.  

Arrivé au "Heartbreak hotel", on s'est installé à côté d'une gang de pêcheur qui avaient l'air pas mal sur le party.  Dans notre plan de voyage, on était censé faire un tour d'hélicoptère au dessus de la "lost city", donc on s'informe et la fille ne semble pas être trop positive sur la chose.  Il est un peu tard, et les chances sont minces que ça fonctionne.  On laisse notre nom pareil, mais c'est un peu la déception.  Ève part birder avc un inconnu, moi je relaxe à la van avec une p'tite beer top shape.  Le soleil commence à se coucher donc je me dit que notre chien est mort.  Et la je vois le gars de la réception qui arrive en fou et qui m'annonce que le pilote accepté de nous donner une ride.  Nice!  Je pars chercher Eve et on est parti dans un petit hélicoptère 4 places vers la cité perdue.  Encore une fois, il n'y a pas de mot pour décrire ce que c'est de voler en hélicoptère, ça tourne sur un 10 cenne, sa plonge dans les vallées, le point de vue est tout simplement incroyable.  La cité perdue, c'est une grosse région faite de formations rocheuses en limestone que le vent et l'eau à sculpté au fil des ans.  Selon le pilote, les roches ont plus de 4 milliards d'année!  Juste malade.  De retour au campervan, on est allé prendre une bière avec les locaux.  Estie qu'ils sont fort sérieux, ça boit de la bière, ça conte des histoires de crapeaux que tu fesses avec un bâton de golf.  Moi sérieux je ne comprends que la moitié de ce qu'ils disent, ils mâchent leurs mots en malade, et quand ils répètent ben ils disent la même chose, donc ça ne sert à rien.  Anyway c'est drôle pareil.  Mais le plus fort de la gang, celui que je surnomme "le chef", était un espèce de nabot qui mesure 4 pieds et 5, pas de cheveux, et qui avait un rot légendaire.  Genre que tu es tranquille sur la terrasse, tu jases avec le monde et à un moment donné il te lâche un estie de gros rot de 15 secondes.  Pis quand tu le regardes, tu vois qu'il est fier.  On m'a réprimandé pour moins que ça, donc tout d'un coup je me suis senti pas mal plus à l'aise.  Mais je n'ai pas osé le défier, c'était clair qu'il était le mâle dominant sur son territoire, donc je n'ai pas poussé ma luck.  Mais attendez que je retourne chez moi: ça c'est ton territoire, ça c'est mon territoire (flashback de "dirty dancing").

Aujourd'hui c'est direction Mount Isa, plus de 800km de route à travers les vaches et les kangourous.  Ça promet...

Peter Chao.

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